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Contexte #2 - Les wastepickers, acteurs incontournables de l'économie circulaire

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Les wastepickers ("récupérateurs" ou "chiffonniers" en anglais) sont des personnes en situation de précarité qui trouvent par la collecte de déchets un moyen de subsistance. Ils se substituent de manière informelle aux services municipaux et permettent d'augmenter nos taux de recyclage, de contribuer à préserver nos ressources primaires et de lutter contre la pollution issue des déchets, et tout cela à coût zéro pour les pouvoirs publics.

 

Ils représentent 1% de la population urbaine mondiale [1], et dans les villes du Nord comme celles du Sud, ce sont des maillons essentiels de nos sociétés urbaines et constituent de réels agents de refroidissement climatique.

 

Wastepicker, c'est un vrai métier. C'est refuser de tomber dans l'abandon de soi ou la délinquance et c'est faire le choix d'occuper une activité digne et utile. Et de fait : dans les villes du Sud, on estime qu'ils détournent entre 15 et 20% des déchets recyclables (en poids) [2].

 

 

L'union pour faire face à l'exclusion

 

Acteurs de l'ombre, ils sont généralement victimes d'ignorance et de répression par les autorités municipales, et de rejet de la part de la société civile. 

 

Or, dans certains pays, les rapports de force entre les wastepickers et les pouvoirs publics sont en train de changer...

 

Grâce à une organisation collective, des groupes de wastepickers luttent pour être considérés comme des acteurs à part entière dans la gestion des déchets en créant des ponts avec le secteur formel, et parviennent à améliorer leur conditions de travail et de vie. 

 

Les bonnes raisons de coopérer avec le secteur informel dans les schémas de gestion de déchets

 

 

L'inclusion et la coopératon avec les wastepickers, et plus généralement du secteur informel, aux systèmes de gestion de déchets présente de nombreux avantages : 

  • économique car la collecte informelle de déchets fait faire des économies aux municipalités et indirectement aux contribuables. Par ailleurs, la récupération informelle est fortement génératrice d'emplois (10 à 40 fois plus que son alternative formelle [3]). 

Economies réalisées grâce aux contributions du secteur informel (en millions d'euros annuels) [2] [4]

 

  • social car elle permet de lutter contre la pauvreté, en permettant une augmentation des revenus, une amélioration des conditions sanitaires et un meilleur accès aux soins. 
  • environnemental car les wastepickers collectent les déchets avec une certaine efficacité et contribuent, ainsi, à augmenter les taux de recyclage de façon considérable. Les taux de recyclage au Sud sont donc régulièrement élevés, et ceci alors même que les autorités n'ont pas forcément eu la capacité de mettre en place des infrastructures et politiques de soutien à ces activités. Leur inclusion permettrait de mutualiser les ressources entre les différents niveaux opérationnels, et donc d'optimiser le dispositif de gestion de déchets dans sa globalité. 

Taux de recyclage de villes du Nord et du Sud [5]

 

Et de conclure en citant l'ONG Enda Europe : "Au delà des intérêts économiques directs pour les autorités locales que représentent ces activités informelles, il est nécessaire de réaliser le rôle de filet de sécurité joué par ces métiers : ils occupent actuellement plusieurs millions de personnes à travers le monde, individus qui ne sont pas intégrés au marché formel du travail et font face à l'absence d'alternatives. Leur interdire d'exercer apparait donc comme généralement un non-sens économique mais aussi comme un danger social, entraînant une marginalisation accrue de populations déjà exclues. "

Exemples de pays ayant travaillé à une amélioration des droits des wastepickers [6]

 

> Pour en savoir plus sur les wastepickers <

[1] Banque Mondiale. 

[2] Etude GIZ-CWG, 2010. 

[3] Réseau TransWaste (Linzer, 2012).

[4] "Etat des lieux du secteur informel des déchets en Afrique et dans les Caraïbes : pour une gestion inclusive et sociale", Plateforme Re-sources, 2014.

[5] UN Habitat, 2010.

[6] Extrait de l'infographie issue de l'étude d'impact de la biffe en Ile-de-France, MakeSense et le Collectif Rues Marchandes, A. DELAUNAY-BELLEVILLE, R. SLIMANI, 2016. 

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